Sur le moyen unique :
Attendu que dame G. reproche à l'arrêt confirmatif attaqué qui a prononcé le divorce entre les époux à leurs torts réciproques, d'avoir accueilli la demande de son mari alors que la cour d'appel se serait abstenue de répondre à ses conclusions selon lesquelles le prétendu adultère qui lui était imputé, commis en janvier et mars 1970, tandis que la procédure de divorce avait été introduite six mois auparavant, serait ainsi excusé par le comportement de son mari ;
Mais attendu que l'époux coupable d'adultère ne peut en aucun cas être justifié par l'attitude de son conjoint ;
Qu'en statuant comme elle l'a fait la Cour d'appel qui n'avait pas à répondre à un fait qui, fût-il admis, n'aurait pu constituer une excuse et n'aurait eu aucune influence sur la solution du litige, a légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi formé contre l'arrêt rendu le 3 mars 1978 par la Cour d'appel de Colmar ;